Les atouts du système LMD (Licence-Master-Doctorat)

LICENCE (BAC +3) – MASTER (BAC +5) – DOCTORAT (BAC +8) et les différents diplômes, labels et accréditations

Le système LMD (aussi dit « 3, 5, 8 » rapport au nombre d’années nécessaire à la Licence, au Master et au Doctorat) permet l’harmonisation des systèmes éducatifs européens et rend les diplômes plus lisibles. En effet, les cursus de ce système, organisés par modules regroupant un certain nombre de « matières » ou « enseignements » (dits UE), accordent à l’étudiant dès validation desdits modules un certain nombre de crédits, transférables et cumulables, appelés ECTS (European Credit Transfer System). Qu’il s’agisse de contrôle continu ou d’examens, c’est le cumul de ces crédits qui permet l’obtention d’un diplôme : de fait, 180 ECTS sont nécessaire pour la Licence, 300 pour le Master et 480 pour le Doctorat.

Ce fonctionnement, favorise ainsi les échanges internationaux et la création de passerelles entre les différentes formations : par exemple, un élève de classe préparatoire obtiendra à la fin de sa première année 60 ECTS, qui lui permettront éventuellement d’envisager une entrée en deuxième année de Licence universitaire, sans avoir à suivre les UE de la Licence 1 en question.

UE obligatoires / UE libres ?

Au sein d’un cursus, il existe ce qu’on appelle des « Unités d’enseignements » obligatoires : elles correspondent à toutes les matières qu’il vous sera nécessaire de valider pour obtenir le diplôme dans la spécialité que vous aurez choisie. Par opposition, il existe des UE libres : optionnelles, elles ne peuvent palier l’échec d’une UE obligatoire, mais peuvent vous permettre d’acquérir d’avantage d’ECTS et vous offrir une compétence supplémentaire.

L’enseignement supérieur français se caractérise par une si grande variété de diplômes. Avant de commencer, quelques définitions pour comprendre de quoi l’on parle.

• Les grandes familles d’institutions

Le Public

Le Privé

Les établissements Consulaires rattachés aux Chambres de Commerce et d’Industries

Universités, IUT, lycées proposant des BTS, CFA et écoles publiques (comme beaucoup d’écoles d’ingénieurs notamment).

Écoles d’enseignement supérieur (écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, écoles d’art, écoles de communication et diverses autres écoles spécialisées), lycées proposant des BTS, des CFA, etc.

Les CCI ont pour mission statutaire de s’occuper de formations au sein de leur bassin géographique. Elles gèrent (entre autres) des écoles de l’enseignement supérieur (école de commerce, école d’ingénieurs et, de manière générale, des écoles spécialisées de tous types) et des CFA.

Ces institutions sont rattachées à

À noter que la plupart de ces établissements dépendent du ministère de l’Éducation, à l’exception de l’enseignement agricole (sous tutelle du ministère de l’Agriculture) et d’un certain nombre d’écoles des autres ministères (comme les écoles d’architecture du ministère de la Culture).

Parmi ces établissements, certains sont dits « sous contrat » avec l’Éducation nationale. Ils ont alors droit à des subventions, mais doivent obéir à certaines règles de fonctionnement (à commencer par les programmes de formation). Les autres, totalement autonomes, sont dits « hors contrat ».  

Ces établissements sont dits « consulaires » et sont généralement soutenus par les pouvoirs publics. Leur statut ressemble donc à celui des écoles privées sous contrat.

 

• Les diplômes reconnus par l’état : le principe d’accréditation 

Seuls les organismes publics sont « habilités » à délivrer des diplômes d’Etat, dont les principaux sont les suivants : BTS, DUT, licence, master et doctorat (voir les détails dans chaque chapitre associé). Les diplômes d’état (généraux et professionnels) ne sont donc jamais délivrés par une institution privée, hormis les BTS. Du reste, les lycées n’ont pas le droit de délivrer de diplômes universitaires. Relativement autonomes, les universités présentent leurs maquettes de formation tous les 4 ans au ministère de l’éducation, qui les habilitent en tout ou partie. Les IUT s’adaptent, eux, aux préconisations de l’état. 

• Les diplômes cautionnés par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche 

Dans les familles privées et consulaires, on cherche la caution du ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche pour afficher la qualité de ses formations et donc de ses diplômes. Il existe trois types de caution :

Attention : parmi les dénominations diverses et variées lancées par les écoles à Bac +5, beaucoup se rapprochent du terme de « master » (ex : International Master, Master of Engineering…), sans avoir un quelconque lien avec un diplôme d’Etat !

La Reconnaissance de l’établissement : elle est accordée par une commission du ministère. Les critères retenus pour l’obtenir concernent le contenu pédagogique des programmes, le volume horaire et le corps professoral. C’est cette reconnaissance qui donne aux élèves le statut d’étudiants et donc l’accès aux services du CROUS.

 

Le Visa du diplôme : quand l’état souhaite accorder son crédit à un diplôme décerné par une école privée, il le fait « viser » par le ministre de l’éducation. Pour obtenir cette signature, la formation est auditée. Sont alors évaluées la qualité de l’enseignement, les conditions d’admission, les méthodes pédagogiques. Suite aux conclusions de cette commission, le ministre rend sa décision. Le visa est renouvelé au moins tous les 6 ans. 

Le Grade de Master : ne pouvant délivrer de diplômes d’état, les établissements consulaires et les établissements privés (pour certains) ont obtenu du ministère de l’éducation le droit de remettre des diplômes « gradés », qui équivalent à des diplômes d’état sans en avoir le titre. Ces autorisations sont données par des commissions qui étudient les dossiers des établissements et valident ou non leurs demandes. Aujourd’hui, beaucoup d’écoles de management délivrent donc des diplômes de « Grade de Master ». 

• Les diplômes reconnus par les professionnels : la certification

C’est la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) qui tient à jour le Registre National de la Certification Professionnelle. Le but de la certification : faire valider par les professionnels la qualité des formations techniques professionnalisantes qui existent dans leur domaine. Sont admises automatiquement au répertoire les formations professionnalisantes conduisant à des diplômes d’état (DUT, BTS, licences professionnelles et masters professionnels).  

• Les diplômes reconnus par les pairs : les labels et accréditations

Pour apporter plus de lisibilité à leurs cursus, les écoles s’appuient sur des labels de qualité variés, à vocation nationale ou internationale.

Par exemples :

La Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) est la seule instance à pouvoir accorder à une institution le droit de délivrer le titre d’ingénieur avec son diplôme.

La Conférence des Grandes écoles (CGE) donne le label de Mastère Spécialisé (offrant un niveau Bac +6, à ne pas confondre avec le diplôme d’état Master, ni même avec le Grade de Master) à des formations spécialisées privées, accessibles à partir de Bac +4. Le Master of Science (MSc) est un autre label de la CGE offrant un diplôme de niveau Bac +5 doté d’une forte dimension internationale.

Les accréditations internationales sont délivrées par des organismes nord-américains (cf. AACSB) ou européens (cf. EQUIS) mais il en existe également d’autres qui sont spécifiques à certaines zones géographiques ou à certains domaines professionnels (ex. RICS, pour l’immobilier). On note également des labels permettant d’identifier les établissements de grande notoriété (ex. EDUNIVERSAL).

Attention : le Master of Business Administration (MBA) n’est pas un label. Si les « vrais » MBA désignent des formations en management général très poussé, dispensées en anglais et principalement destinées aux cadres, l’appellation peut être utilisée par les institutions comme bon leur semble ! Ainsi, les MBA de nombreuses écoles sont simplement des équivalents de masters.  

Unique dans le paysage de la formation supérieure, l’alternance est le format d’études qui offre la plus grande professionnalisation et les plus grandes chances d’insertion professionnelle. Quelle que soit la nature du diplôme (BTS, DUT, Licence…), l’alternance offre de nombreux avantages comme, entre autres, le fait d’être rémunéré au cours de sa formation. 

Face à une obligation de compétitivité toujours plus accrue, les entreprises tendent à orienter leur recrutement vers des personnes déjà parfaitement opérationnelles, jouissant déjà d’une expérience professionnelle dans le monde du travail

L’idée de l’apprentissage en études supérieures est donc simple : alterner temps passé en entreprise et emploi du temps académique. Sans alléger vos qualifications théoriques, cette expérience de terrain supplémentaire vise à vous rendre « adapté » au monde du travail. Tous les jeunes de 16 à 30 ans peuvent bénéficier de cette formule. À vous de trouver un centre de formation (CFA) et un employeur. Pour multipliez les contacts directs et les candidatures spontanées auprès des petites structures (Petites et Moyennes Entreprises), contactez votre Conseil Régional et la Chambre de Commerce la plus proche pour y trouver d’éventuelles offres. Pour plus d’informations, connectez-vous sur www.alternance.emploi.gouv.fr

 

 

RYTHME DE L’ALTERNANCE

CONDITIONS D’ACCÈS

STATUT

SALAIRE

Apprentissage

À déterminer selon la formation suivie

De 16 à 30 ans

Salarié CDD

27 à 78 % du SMIC brut dans le secteur privé soit de 429,16 € à  1 239,79 € par mois

Contrat de professionnalisation

15 à 25 % cours

75 à 85 %

Entreprise

16 à 25 ans, ou demandeurs d’emploi de 26 ans et +

Salarié CDD ou CDI

55 à 80 % du SMIC

Pour les demandeurs d’emploi de plus de 26 ans, la rémunération ne peut être inférieure au SMIC ni à 85 % du salaire minimum conventionnel.

 

• Le contrat d’apprentissage

Ce contrat de travail à durée déterminée (de 1 à 3 ans) s’adresse aux jeunes entre 16 et 30 ans préparant un diplôme en formation initiale. Signé par l’étudiant majeur (ou par son représentant légal), l’entreprise et le centre de formation, ce contrat mentionne le rythme. Salarié de l’entreprise, l’apprenti a droit à 5 semaines de congés payés par an et perçoit une rémunération (de 27 à 78 % du Smic en fonction de l’âge de l’apprenti et d’éventuels accords). Il conserve toutefois le statut d’étudiant également et peut donc prétendre à divers tarifs préférentiels, logements étudiants, etc. Le contrat d’apprentissage comprend deux mois de période d’essai et se termine avec la remise d’un certificat de travail (fourni par l’entreprise).

• Le contrat de professionnalisation

Communément appelé « contrat pro », cette formule n’implique pas forcément la préparation d’un diplôme, contrairement au contrat d’apprentissage. Il s’adresse lui aussi aux jeunes de 16 à 25 ans, mais également aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus. Généralement compris entre 6 et 12 mois, sa durée peut s’étendre jusqu’à 24 mois dans certains cas. Concernant le rythme d’alternance, 15 à 25 % du temps sera consacré à la formation, le reste au travail en entreprise. 5 semaines de congés payés et une rémunération comprise entre 55 et 100 % du Smic (en fonction du niveau et de l’âge) sont également dues.

Les + de l’alternance

Les – de l’alternance

Une solide expérience en avant lors de la recherche d’emploi : vous serez très rapidement opérationnel

Rythme de travail très intense

Vous gagnez de l’argent pendant vos études

Nécessité d’être très organisé pour combiner emploi et études

Formation qui confronte aux professionnels : votre carnet d’adresse se remplit de nombreux contacts

Grande autonomie attendue des étudiants

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