Réforme à venir : à la rentrée 2027, le PASS et la L.AS sont remplacés par une voie unique d'accès aux études de santé (source : service-public.gouv.fr, fiche A18890, 2026). Les modalités précises de cette réforme sont à confirmer par les textes d'application. Le contenu ci-dessous décrit le système en place jusqu'en 2026-2027 : le PASS et la L.AS.
Pour faire des études de médecine en France, il faut passer par une première année très sélective : le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) ou une L.AS (Licence avec option Accès Santé). Ces deux voies permettent de candidater en 2e année dans les 5 filières MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie. Le redoublement en PASS est interdit depuis 2020. La durée totale des études de médecine est de 10 à 12 ans selon la spécialité choisie. En 2026, le système PASS/LAS reste en vigueur - une réforme prévoit son remplacement à la rentrée 2027.
La filière médecine est accessible depuis 38 universités en France (source : ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, annuaire UFR santé 2026). Les candidatures se font via Parcoursup pour la première année. Que vous soyez en terminale, en 1re, ou parent d'un futur étudiant en santé, voici ce qu'il faut savoir : les lycéens de terminale qui candidatent sur Parcoursup 2027 entrent à la rentrée 2027, première rentrée prévue de la réforme qui remplace le PASS et la L.AS (modalités à confirmer par les textes d'application). Retrouvez l'ensemble de nos conseils d'orientation sur meilleures-licences.com/conseils.html.
L'accès aux études de médecine passe par deux voies universitaires : le PASS, année consacrée à 70-80 % aux matières de santé, et la L.AS, licence classique avec une option santé en parallèle. Les deux permettent de candidater en 2e année des 5 filières MMOPK.
Le PASS est une première année universitaire entièrement orientée vers la santé. Les cours couvrent la biologie, la chimie, l'anatomie et la physiologie pour 70 à 80 % du volume horaire, avec une mineure dans une autre discipline (droit, psychologie, STAPS, langues). L'inscription se fait via Parcoursup. Selon les données du SIES (Note Flash n°31, novembre 2024), 33,8 % des étudiants entrés en PASS en 2021 ont été admis en 2e année de santé en 1 an. En comptant les étudiants qui ont réussi sur 1 ou 2 ans, ce taux monte à 47,5 %. Le redoublement est interdit en PASS depuis la réforme 2020 : un étudiant non admis ne peut pas recommencer une année PASS.
La L.AS est une licence classique (biologie, droit, STAPS, psychologie, sciences...) avec une option santé en parallèle. Le volume de cours médicaux est moins important qu'en PASS. L'avantage clé : l'étudiant peut tenter sa candidature en MMOPK à la fin de sa 1re année (LAS 1), de sa 2e année (LAS 2), et parfois de sa 3e année (LAS 3). Selon le SIES (Note Flash n°31, novembre 2024), 19,5 % des étudiants LAS ont été admis en 2e année de santé en 1 an, et 25,7 % sur 1 ou 2 ans. La L.AS offre une réorientation plus facile en cas d'échec : l'étudiant conserve sa licence disciplinaire en cours et peut obtenir un diplôme universitaire dans sa discipline principale.
| Critère | PASS | LAS |
|---|---|---|
| Volume santé | Élevé (70-80 % des cours) | Moyen (option santé) |
| Type de cursus | Spécialisé santé | Licence classique |
| Nombre de tentatives | 1 seule en PASS + éventuelle LAS | 2 à 3 (LAS 1, LAS 2, LAS 3) |
| Réorientation si échec | Plus limitée | Licence en cours = filet de sécurité |
| Taux de réussite à 1 an | 33,8 % | 19,5 % |
| Stratégie | "Tout pour médecine" | "Plan A + plan B" |
Source : SIES, Note Flash n°31, novembre 2024 (enseignementsup-recherche.gouv.fr).
Les étudiants qui s'orientent vers les métiers du soin social ou de la santé publique en complément de leur cursus peuvent consulter notre classement des meilleures licences santé-social pour identifier les formations universitaires dans ce secteur.
Après admission en 2e année, les études de médecine s'organisent en trois cycles d'une durée totale de 10 à 12 ans selon la spécialité : le 1er cycle (2e et 3e années), le 2e cycle ou externat (4e, 5e et 6e années), et le 3e cycle ou internat (4 à 6 ans selon la spécialité choisie).
Le premier cycle couvre les connaissances scientifiques fondamentales : anatomie, physiologie, sémiologie, pharmacologie et agents infectieux. Sur ces deux années, l'étudiant effectue un stage infirmier de 4 semaines et un minimum de 12 semaines de stage hospitalier. Il doit aussi accomplir le service sanitaire, un dispositif obligatoire de prévention en milieu scolaire ou communautaire. Le premier cycle se valide par le DFGSM (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales), reconnu au niveau licence (source : arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du DFGSM, ministère de l'Enseignement supérieur).
Le deuxième cycle couvre les pathologies, la thérapeutique, la prévention, la gériatrie, la neurologie, la pédiatrie et la cancérologie. L'étudiant hospitalier partage son temps entre les cours et les stages à l'hôpital, avec des indemnités de stage progressives. Il doit accomplir un minimum de 25 gardes sur 3 ans (nuits, dimanches et jours fériés), principalement aux urgences. L'admission en 3e cycle se fait via un concours national comprenant des épreuves écrites de connaissances, des ECOS (examens cliniques objectifs structurés) et la prise en compte du parcours étudiant. Le 2e cycle se valide par le DFASM (Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales), reconnu au niveau master (source : arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du DFASM, ministère de l'Enseignement supérieur).
Les études dentaires (odontologie) suivent un parcours PASS/LAS identique à la médecine. Notre article études dentaires et PASS LAS détaille les spécificités de cette filière.
Le troisième cycle correspond à l'internat et à la spécialisation. La médecine compte 44 spécialités : 13 spécialités chirurgicales, 30 spécialités médicales et la biologie médicale (source : arrêté du 21 avril 2017 fixant la liste des diplômes d'études spécialisées de médecine, Journal officiel). À titre d'exemple, pour la promotion 2025-2026, les places disponibles sont de 3 314 en médecine générale, 479 en anesthésie-réanimation et 36 en chirurgie pédiatrique (source : arrêté du 3 juillet 2025 fixant le nombre d'étudiants admis à suivre les formations spécialisées, ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche). L'internat se découpe en trois phases : la phase socle (1-2 ans, compétences de base), la phase d'approfondissement (2-3 ans avec rédaction de la thèse), et la phase de consolidation (1-2 ans en statut de docteur junior en autonomie supervisée). L'interne travaille à temps plein en hôpital et suit des enseignements théoriques. Le 3e cycle se valide par le DE (Diplôme d'État) de docteur en médecine et le DES (Diplôme d'Études Spécialisées).
À l'université publique, les droits d'inscription en médecine sont parmi les plus bas de l'enseignement supérieur : 178 euros par an pour les années de grade Licence (1er et 2e cycles, DFGSM) et 254 euros pour les années de grade Master (DFASM). La CVEC (contribution vie étudiante et de campus) s'ajoute : 105 euros par an. Les boursiers sur critères sociaux sont exonérés des droits d'inscription et de la CVEC (source : service-public.fr, 2025-2026). À partir de la 4e année d'externat, l'étudiant perçoit des indemnités de stage progressives. À partir de la 7e année, l'interne devient salarié et perçu une rémunération mensuelle progressive. Le premier poste de dépense réel reste le logement, en particulier en Île-de-France. Des tutorats universitaires existent dans la plupart des facultés pour préparer le PASS et la LAS, dans un cadre public, à faible coût.
En cas d'échec en PASS, le redoublement est interdit. L'étudiant peut basculer en LAS 2 pour tenter à nouveau sa chance, ou se réorienter. En LAS, 2 à 3 tentatives sont possibles sur les années L1, L2 et L3. Toutes voies confondues, seulement 2 candidatures en MMOPK sont autorisées : une fois ces 2 tentatives épuisées, il n'est plus possible de candidater à une filière MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie) par cette voie.
Les réorientations possibles après échec sont les suivantes :
Pour les étudiants qui visent la kinésithérapie comme première intention ou comme alternative, notre article comment devenir kinésithérapeute explique le parcours IFMK complet depuis le PASS/LAS.
La réforme annoncée en avril 2026 prévoit de supprimer le PASS et la LAS à la rentrée 2027, pour les remplacer par une voie unique vers les études de santé. Les étudiants entrés en PASS ou LAS en septembre 2026 suivent l'année 2026-2027 selon les règles actuelles ; une transition vers le nouveau programme est prévue à la rentrée suivante.
L'annonce officielle a été faite le 17 avril 2026 par les ministres Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) et Stéphanie Rist (Santé), à l'université Paris Cité (source : service-public.gouv.fr, fiche A18890, 2026). La nouvelle première année commune comportera trois blocs : un bloc santé (24-30 ECTS), un bloc disciplinaire (24-30 ECTS) et un bloc transversal de compétences (6-12 ECTS). Le principe des deux tentatives de candidature en filière santé est conservé : les étudiants pourront postuler à la fin de leur 1re ou de leur 2e année. Les modalités précises de la réforme pourront encore évoluer avant la rentrée 2027 (source : service-public.gouv.fr, avril 2026).
De 10 à 12 ans après le bac, selon la spécialité choisie. La médecine générale se prépare en 10 ans : 6 ans de 1er et 2e cycles, puis 4 ans d'internat (depuis la réforme de 2023 qui a allongé l'internat de médecine générale de 3 à 4 ans). Les spécialités chirurgicales et certaines spécialités médicales peuvent atteindre 12 ans. La première année (PASS ou LAS) est incluse dans ce décompte (source : arrêté du 3 août 2023 relatif à la modification de la durée de la phase socle du DES de médecine générale, Journal officiel).
Le PASS est une année entièrement centrée sur la santé (70-80 % des cours), avec une seule tentative directe pour intégrer la 2e année. La LAS est une licence classique avec une option santé en parallèle, offrant 2 à 3 tentatives sur les années L1, L2 et parfois L3. Le taux de réussite à 1 an est plus élevé en PASS (33,8 %) qu'en LAS (19,5 %), mais la LAS offre une réorientation plus facile en cas d'échec car l'étudiant conserve sa licence en cours (source : SIES, Note Flash n°31, novembre 2024).
Non. Le redoublement est interdit en PASS depuis 2020. Un étudiant non admis en 2e année santé après son PASS peut basculer en LAS 2 pour une 2e tentative, ou se réorienter dans une autre formation. En LAS, il est possible de tenter sa candidature à la fin de la 1re, 2e et parfois 3e année de licence. Toutes voies confondues, 2 tentatives maximum sont autorisées en MMOPK.
Oui. La réforme annoncée officiellement le 17 avril 2026 prévoit de remplacer le PASS et la LAS par une voie unique dès la rentrée 2027. Cette nouvelle première année comportera un bloc santé commun, une discipline complémentaire et un bloc transversal de compétences. Le principe des deux tentatives est maintenu. Les étudiants entrés en septembre 2026 suivent l'année 2026-2027 selon les règles actuelles du PASS/LAS ; une transition vers le nouveau programme est prévue à la rentrée suivante (source : service-public.gouv.fr, fiche A18890, 2026).
Marion Jourand
Associée - Directrice du Pôle Consulting