Après une licence de sciences politiques, trois grandes voies s'ouvrent : la poursuite en master à l'université (voie principale vers les postes qualifiés), les concours de la fonction publique accessibles dès bac+3 (IRA, INSP, EPSO), et une insertion directe sur des postes d'assistant dans les secteurs public, associatif et médiatique. La licence est une formation généraliste : selon InserSup (cohorte 2022, données SIES 2024), 83 % des diplômés de licence générale poursuivent leurs études. Pour les autres, le taux d'emploi salarié à 12 mois après une licence générale atteint 59 % (note flash SIES, décembre 2025). Le choix du master détermine en grande partie l'orientation professionnelle.
La filière sciences politiques est très demandée : Parcoursup a enregistré environ 47 345 voeux pour des licences de sciences politiques lors de la session 2024, avec une sélectivité marquée dans les universités parisiennes - Paris 1 a reçu 8 456 candidats pour 90 places. Une fois la L3 validée, les possibilités sont nombreuses mais les conditions d'accès varient selon chaque voie. L'ensemble des conseils orientation sur les formations universitaires publiques est disponible sur le hub conseils de Meilleures Licences.
Le master est la suite naturelle de la licence de sciences politiques : il permet de se spécialiser et d'ouvrir l'accès aux postes à responsabilités dans la fonction publique, le conseil, les organisations internationales ou les médias. C'est la voie choisie par la très grande majorité des diplômés.
Huit spécialités concentrent la majorité des débouchés :
Depuis 2023, toutes les candidatures en M1 transitent par la plateforme nationale Mon Master. Il est recommandé de constituer son dossier dès le mois de mars de l'année de L3. Les étudiants en sciences politiques qui envisagent un programme privé de type bachelor en management international ou en relations internationales peuvent consulter Meilleurs Bachelors, le site dédié aux formations privées et grandes écoles.
Oui. La licence de sciences politiques ouvre des passerelles vers plusieurs cursus publics complémentaires.
La licence de sciences politiques (bac+3) ouvre l'accès à plusieurs concours de la fonction publique de catégorie A et B, sans attendre un master. C'est une voie d'insertion directe pour les étudiants qui souhaitent rejoindre rapidement l'administration.
Concours IRA (Instituts régionaux d'administration) : concours externe ouvert aux titulaires d'un diplôme de niveau 6 minimum (bac+3). Il forme aux fonctions d'attaché d'administration de l'Etat. Pour la session 2026, les inscriptions étaient ouvertes du 9 février au 9 mars 2026, avec une épreuve d'admissibilité le 21 avril 2026 (source : ira-inscription.fonction-publique.gouv.fr). La formation dure 14 mois et est rémunérée. La session 2026 offre environ 900 postes au total, répartis entre concours externe, interne et troisième concours (source : fonction-publique.gouv.fr ; arrêté d'ouverture de session 2026, Légifrance).
Concours externe INSP (ex-ENA) : ouvert aux candidats titulaires d'un diplôme de niveau 6 (bac+3 minimum). Concours très sélectif préparant aux carrières de hauts fonctionnaires. Pour la session 2026, les inscriptions étaient closes le 21 octobre 2025 et les épreuves d'admissibilité se tenaient du 16 au 20 mars 2026 (source : insp.gouv.fr, arrêté Légifrance du 6 septembre 2025). La détention d'un master et une préparation longue sont fortement conseillées même si la licence suffit à candidater.
Concours européens EPSO AD5 : ouvert aux citoyens européens titulaires d'un bac+3 minimum. Ce concours recrute des fonctionnaires administrateurs pour les institutions de l'Union européenne (Commission, Parlement, Conseil). Pour la session 2026, les candidatures étaient ouvertes du 5 février au 10 mars 2026 (source : eu-careers.europa.eu). Aucune expérience professionnelle n'est requise. Les épreuves se déroulent en ligne, puis via des compositions sur les questions européennes. C'est un débouché souvent méconnu des licenciés en sciences politiques, pour lequel leur formation est pourtant particulièrement adaptée. Pour approfondir la voie diplomatique, voir notre article sur comment devenir diplomate.
Attaché territorial (concours externe) : accessible aux titulaires d'un bac+3. Voie vers les collectivités territoriales (mairies, départements, régions).
Une préparation d'au moins un an est recommandée pour les concours de catégorie A (IRA, INSP). Des prépas publiques sont proposées par les centres de préparation aux concours administratifs liés aux universités.
Avec une licence de sciences politiques, les débouchés directs existent mais restent limités à des postes d'assistanat ou de coordination. Les postes stratégiques (chef de projet, chargé de mission senior, analyste politique) sont accessibles après un master.
Parmi les postes accessibles en sortie de licence (bac+3) :
Il convient de distinguer clairement le poste d'assistant (bac+3) du poste de chargé de mission senior ou d'analyste politique (bac+5). Avec un master, les postes de chargé de mission en affaires publiques s'ouvrent a partir de 37 000 euros bruts par an en début de carrière, avec une médiane entre 43 000 et 48 000 euros après quelques années d'expérience (source : Glassdoor.fr 2025). Pour explorer les parcours en sociologie, discipline aux débouchés proches, voir notre article que faire après une licence de sociologie.
Le secteur international (ONG, organisations internationales, diplomatie) est accessible après une licence, mais les postes qualifiés exigent presque toujours un master spécialisé et des expériences à l'étranger. La licence est un point de départ.
Les licences de sciences politiques et de droit relèvent du même grand domaine universitaire : le classement des meilleures licences droit, économie et gestion permet de situer les universités les plus reconnues de cette famille avant de choisir sa poursuite d'études.
Oui, sur des postes d'assistant parlementaire, de chargé d'études junior ou d'assistant en communication publique, avec des salaires compris entre 23 000 et 30 000 euros bruts par an en début de carrière. Mais la grande majorité des postes à responsabilités (chargé de mission, analyste, diplomate, haut fonctionnaire) nécessitent un master (bac+5). Selon InserSup (cohorte 2022, SIES 2024), 83 % des diplômés de licence générale poursuivent leurs études plutôt que de s'insérer directement.
Plusieurs concours de la fonction publique sont accessibles dès le bac+3 : le concours externe des IRA (attaché d'administration de l'Etat, environ 900 postes ouverts en 2026 tous concours confondus), le concours externe de l'INSP (ex-ENA, très sélectif), le concours EPSO AD5 pour les institutions européennes, et les concours d'attaché territorial. Une préparation d'au moins un an est recommandée pour les concours de catégorie A.
Le choix du master dépend du projet professionnel. Les masters les plus poursuivis après une licence de sciences politiques sont les masters Affaires publiques, Relations internationales, Communication politique, Droit public, Administration publique et Journalisme. Toutes les candidatures en M1 passent depuis 2023 par la plateforme nationale Mon Master (monmaster.gouv.fr), où sont recensés l'ensemble des masters publics disponibles.
Marion Jourand
Associée - Directrice du Pôle Consulting