À l'hôpital public, un kinésithérapeute touche un traitement brut de 2 102 euros par mois en début de carrière et de 3 786 euros en fin de carrière, auxquels s'ajoute le complément de traitement indiciaire (CTI) de 241 euros brut par mois, issu du Ségur de la santé (décret n° 2021-1264 du 29 septembre 2021, Légifrance). En libéral, il n'existe pas de salaire fixe : le kinésithérapeute facture des honoraires à l'acte sur la base d'un tarif conventionné avec l'Assurance Maladie, et son revenu dépend directement de son volume d'activité.
Le mode d'exercice pèse lourd sur la rémunération : environ 85 % des kinésithérapeutes exercent en libéral, contre 15 % en salariat (Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, 2024). La profession compte 105 658 professionnels inscrits au tableau au 1er janvier 2024 (source : Ordre des masseurs-kinésithérapeutes). Pour le parcours d'études (PASS, L.AS, STAPS, IFMK), consultez notre article comment devenir kinésithérapeute.
À l'hôpital public, un kinésithérapeute touche 2 102 euros brut par mois au premier échelon de la classe normale (indice majoré 427) et jusqu'à 3 786 euros brut au dernier échelon de la classe supérieure (indice majoré 769), hors primes.
La grille des masseurs-kinésithérapeutes de la fonction publique hospitalière relève de la catégorie A et comprend deux grades : la classe normale, avec 11 échelons (indices bruts 489 à 886), et la classe supérieure, avec 9 échelons (indices bruts 614 à 940). L'avancement d'échelon est automatique à l'ancienneté, tandis que le passage de la classe normale à la classe supérieure est soumis à des conditions d'ancienneté fixées par le statut particulier du corps.
Le CTI correspond à 49 points d'indice majoré, soit 241 euros brut par mois, versés à tous les kinésithérapeutes hospitaliers quel que soit leur échelon (décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020). Le point d'indice vaut 4,92278 euros depuis le 1er juillet 2023 (décret n° 2023-519 du 28 juin 2023) et n'a pas été revalorisé en 2026. Traitement et CTI cumulés, la rémunération brute va d'environ 2 343 euros par mois en début de carrière à environ 4 027 euros en fin de carrière.
| Étape de carrière | Traitement de base brut | CTI Ségur | Total brut mensuel |
|---|---|---|---|
| Début de carrière (échelon 1, classe normale, IM 427) | 2 102 € | 241 € | 2 343 € |
| Fin de carrière (échelon 9, classe supérieure, IM 769) | 3 786 € | 241 € | 4 027 € |
Un kinésithérapeute libéral ne perçoit pas de salaire fixe : son revenu correspond aux honoraires facturés à l'acte, sur la base d'un tarif conventionné avec l'Assurance Maladie, multipliés par le volume de patients reçus chaque semaine.
Ce tarif est exprimé en unités de lettre-clé (AMK, AMS) fixées par la convention nationale. Les revalorisations prévues par l'avenant 7 à la convention, programmées pour juillet 2025, ont été reportées au 1er janvier 2026 (réponse ministérielle à une question écrite au Sénat, 2025) : la valeur de la lettre-clé applicable se consulte sur ameli.fr.
L'exercice mixte combine un poste salarié, en clinique ou en centre de rééducation par exemple, et une activité libérale en cabinet ou à domicile : il sécurise une partie du revenu tout en développant une patientèle.
Le revenu net s'obtient après déduction des charges professionnelles : cotisations sociales, cotisation à la caisse de retraite des professions libérales, loyer du cabinet et matériel. Ces charges varient d'un cabinet à l'autre. Aucune source officielle (INSEE, DREES ou Ordre) ne publie aujourd'hui de revenu net moyen ou médian daté pour l'exercice libéral.
Le salariat à l'hôpital garantit un revenu stable encadré par une grille indiciaire officielle, tandis que l'exercice libéral procure un revenu variable, qui dépend du volume d'activité et des charges à déduire.
Le comparatif ci-dessous s'appuie sur des critères vérifiables et communs aux deux modes d'exercice, sans avancer de montant net moyen côté libéral.
| Critère | Salarié (hôpital public) | Libéral |
|---|---|---|
| Mode de rémunération | Traitement fixe + CTI Ségur, selon la grille indiciaire | Honoraires à l'acte, tarif conventionné avec l'Assurance Maladie |
| Stabilité du revenu | Revenu garanti, progression automatique à l'ancienneté | Revenu variable, dépend du volume de patients |
| Charges professionnelles | Aucune charge d'exploitation à gérer | Cotisations sociales, cotisation retraite, loyer du cabinet, matériel |
| Congés payés | Oui, selon le statut de la fonction publique hospitalière | Non, l'activité s'interrompt pendant les congés |
| Encadrement des tarifs | Grille indiciaire nationale officielle | Tarif conventionné avec l'Assurance Maladie, honoraires encadrés par la convention nationale |
Aucune source officielle ne permet de trancher un montant net moyen entre les deux modes d'exercice. Le choix dépend du rapport de chacun à la stabilité, à la gestion administrative d'un cabinet et à l'autonomie professionnelle.
Oui, indirectement : un zonage national défini par arrêté ministériel classe les territoires en quatre niveaux de dotation, de très sous-doté à non prioritaire, et l'installation en zone très sous-dotée ouvre droit à des aides de l'Assurance Maladie.
Ce zonage repose sur la méthodologie fixée par l'arrêté du 20 mars 2024, qui modifie l'arrêté du 24 septembre 2018 : très sous-doté, sous-doté, intermédiaire et non prioritaire. En zone très sous-dotée, l'adhésion à un contrat d'aide à l'installation ou à la création de cabinet, proposé par l'Assurance Maladie, ouvre droit à une aide forfaitaire, versée en plusieurs fois dans le cadre d'un contrat de 5 ans. Le classement précis par zone est publié par chaque Agence régionale de santé (source : ameli.fr, pages « Aides à l'installation et au maintien de l'activité en zones très sous-dotées » et « Avenant 7 »). Aucune source officielle ne chiffre un écart de revenu par zone : le mécanisme joue sur les aides et sur la patientèle disponible, pas sur un différentiel de tarif.
Le métier de kinésithérapeute s'obtient après une première année universitaire en PASS, L.AS, STAPS ou licence de biologie, suivie de quatre ans en institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK).
La réforme des études de santé change la porte d'entrée : à la rentrée 2027, le PASS et la L.AS sont remplacés par une voie unique d'accès aux études de santé (source : service-public.gouv.fr, fiche A18890, 2026). Les étudiants entrés en PASS ou en L.AS en septembre 2026 suivent l'année 2026-2027 selon les règles actuelles. Notre article études de médecine : PASS, L.AS, parcours et réforme 2027 détaille ces évolutions.
Le choix de l'université pour cette première année conditionne ensuite l'accès aux places conventionnées avec les instituts de formation. Pour comparer les universités qui préparent à ces parcours, consultez notre classement des meilleures licences santé et social, et retrouvez d'autres articles sur le blog d'orientation de Meilleures Licences.
Un kinésithérapeute débutant de la fonction publique hospitalière touche un traitement brut de 2 102 euros par mois (échelon 1, indice majoré 427), auquel s'ajoute le complément de traitement indiciaire de 241 euros brut par mois, soit environ 2 343 euros brut au total (décret n° 2021-1264 du 29 septembre 2021, Légifrance).
Non. Un kinésithérapeute libéral perçoit des honoraires facturés à l'acte, sur la base d'un tarif conventionné avec l'Assurance Maladie. Son revenu dépend du volume d'activité et des charges professionnelles à déduire : cotisations sociales, cotisation retraite, loyer du cabinet et matériel.
Le salariat à l'hôpital offre un revenu encadré par une grille indiciaire officielle, complété par la prime Ségur, avec des congés payés. Le libéral repose sur des honoraires variables, sans revenu garanti, qui dépendent du volume de patients et des charges.
Indirectement. Un zonage national, fixé par l'arrêté du 20 mars 2024, classe les territoires en quatre niveaux de dotation. En zone très sous-dotée, l'Assurance Maladie propose des aides financières à l'installation, mais aucune source officielle ne chiffre un écart de revenu par zone.
Marion Jourand
Associée - Directrice du Pôle Consulting
Un kinésithérapeute débutant de la fonction publique hospitalière touche un traitement brut de 2 102 euros par mois (échelon 1, indice majoré 427), auquel s'ajoute le complément de traitement indiciaire de 241 euros brut par mois, soit environ 2 343 euros brut au total (décret n° 2021-1264 du 29 septembre 2021, Légifrance).
Non. Un kinésithérapeute libéral perçoit des honoraires facturés à l'acte, sur la base d'un tarif conventionné avec l'Assurance Maladie. Son revenu dépend du volume d'activité et des charges professionnelles à déduire : cotisations sociales, cotisation retraite, loyer du cabinet et matériel.
Le salariat à l'hôpital offre un revenu encadré par une grille indiciaire officielle, complété par la prime Ségur, avec des congés payés. Le libéral repose sur des honoraires variables, sans revenu garanti, qui dépendent du volume de patients et des charges.
Indirectement. Un zonage national, fixé par l'arrêté du 20 mars 2024, classe les territoires en quatre niveaux de dotation. En zone très sous-dotée, l'Assurance Maladie propose des aides financières à l'installation, mais aucune source officielle ne chiffre un écart de revenu par zone.